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Ordinateurs-de-Vote.org | Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur |
20 février 2008
le plus visuel : le reportage de I-Télé / I>Care (février 2007).
le plus technique : le rapport “Nedap/Groenendaal ES3B voting computer : a security analysis” .
très détaillé : l’article de Charlie-Hebdo (décembre 2006).
Également :
François Nonnenmacher : “Comment truquer une élection 2 : au tour de Nedap” , puis “Le scandale du vote électronique éclate en Hollande”.
notre communiqué de presse.
article d’InternetActu (FING - CNRS) : “Stoppons les machines !”
article de News.fr : “Machines à voter : progrès ou péril démocratique ?”
Reportage de I-Télé / I>Care (février 2007) :
Video de l’espionnage des votes par réception des ondes radio émises par la Nedap. Cela fonctionnerait jusqu’à 25 mètres de distance :
photo de la “Nedap Chess”, réponse à un défi du fabricant de ces appareils affirmant que ce ne sont pas des ordinateurs, et qu’ils seraient bien incapables de faire autre chose que d’enregistrer des votes (voir aussi ces exemples du marketing crétinisant de France-Élection, l’importateur français de ces machines) :

les entrailles de la Nedap :

les deux composants (EPROMs) à remplacer : ce sont ceux avec les étiquettes jaunes. Comme vous le voyez, ils ne sont pas soudés, mais simplement insérés dans un support, ce qui explique le temps nécessaire de remplacement de seulement deux minutes, ouverture et refermeture de la machine comprises (temps calculé dans le rapport de la CEV) :

Sur Internet, on trouve une démonstration de ce remplacement en 60 secondes faite sur un ordinateur probablement hollandais :
Messieurs des services municipaux (hollandais), besoin de clés de rechange ? Commandez-les sur Internet !
La principale ligne de défense de France-Élection (importateur de Nedap) est qu’ont été collées des étiquettes qui se déchireraient en cas d’ouverture du compartiment enfermant les composants électroniques. Photos ci-dessous. On ne voit aucune sécurité pour compliquer la contrefaçon, comme celles qu’utilisent les billets de banque. Il a été prétendu que ces étiquettes ont toujours été apposées sur les ordinateurs vendus en France. La trace de l’arrachage d’une étiquette blanche, juste au-dessus de l’étiquette métallisée, laisse penser que des étiquettes blanches étaient posées jusqu’en 2006, année de ce détournement au Pays-Bas.


Pour info, J-Y Le Gall se présente comme un sous-traitant de France-Élection.
En complément, France-Élection continue à prétendre qu’il sert à quelque chose de vérifier les checksums des EPROMs que cet ordinateur imprime sur ses ticket.
Ne pas confondre ces étiquettes métallisées, présentes en permanence, avec les bracelets plastiques numérotés qui sont posés par le service élections une fois qu’il a configuré un ordinateur. Ces bracelets restent en place quelques jours et sont cassés par le bureau de vote le jour de l’élection. Dans les deux cas, il n’y a pas le moindre cadre légal pour encadrer la mise en place de ces scellés.
C’est justement parce que vous n’êtes pas informaticien que vous faites aveuglément confiance au vote électronique. J’ai pratiqué l’informatique pendant une vingtaine d’années (dans le domaine des télécommunications) et je peux vous affirmer que beaucoup de malversations sont possibles et très difficiles à détecter.
Seul le vote avec enveloppe et bulletins papier vous garantit le secret. Personne ainsi ne peut savoir quel bulletin (ou aucun) a été glissé dans votre enveloppe.
Avec la machine électronique et des gens malveillants cela devient possible et incontrôlable par le commun des électeurs.
Bonjour, Et bien moi je suis informaticien et je peux vous affirmer que le bug, (volontaire ou non) existe. Sinon il faut me démontrer la normalité d’un écarts entre émargement et vote allant jusqu’a 281 voix. Comment se fait-il que dans un tel cas le scrutin n’est pas été annulé ?
Vous dite « avant de critiquer il serait bon de se renseigner sur ce que les communes mettent en place pour assurer toute la quiétude possible à ses électeurs »
Et bien nous sommes tout ouies, expliquez nous. Car en nous laissant entendre que des moyens de confiance existe sans nous en parler, c’est plutot vous qui par ennui, prenez le temps de jeter de l’huile sur le feu pour vous faire mousser.
"S’informer" ou "informer (s’)" n’est pas qu’une définition dans le dictionnaire. C’est un principe qu’il serait bon de mettre en application avant de tenir des propos aussi censés que ceux-ci : << Comme par hasard, ce système de vote électronique a été mis en place par le ministère de l’intérieur. >> - faisant explicitement référence à Nicolas SARKOZY...
Comme l’a signalé un anonyme (voir ci-dessus), ce n’est pas l’UMP qui a décidé de confier aujourd’hui l’organisation des élections à Nicolas SARKOZY, c’est la république française qui a placé cette responsabilité sous l’égide du ministère de l’intérieur.
S’informer, DB, n’est pas toujours astreignant : avant de faire ce genre de remarque gauchement "anti-Sarko", il vous aurait suffit de visionner l’intégralité de l’information ci-dessus mise à disposition ; à défaut de l’avoir vue ou comprise lorsqu’elle a été diffusée sur i-télé (diffusée sur la TNT). Vous auriez donc dû comprendre que << les machines à voter sont autorisées en France depuis 1969 >>... Rassurez-vous, je ne vais pas vous astreindre à une nouvelle recherche d’information, je vais vous en informer moi-même : en 1969, Nicolas SARKOZY n’était pas ministre de l’intérieur ! Et depuis, aucun gouvernement successif n’a remis ce principe en question. Et sauf erreur, aucun candidat actuel aux présidentielles ne le fait aujourd’hui non plus, d’ailleurs...
A votre autre remarque : << Je rappelle que Nicolas Sarkozy a placé "tous ses bons amis à des postes de hautes fonctions : Rg Police, DsT presse etc... >>
Je vous répondrai par une question : Pouvez-vous me citer une personnalité politique qui, prenant place de ministre de l’intérieur, serait suffisamment stupide pour s’entourer dans ce ministère à très hautes responsabilités de personnes en qui elle n’aurait pas confiance ?
Ne soyons pas prompt à critiquer plus qu’à analyser. Je ne suis pas sarkoziste, mais je sais reconnaître quand il n’a pas à être fustiger. Je n’ai pas la science infuse, mais j’ai des oreilles, des yeux et tellement de supports d’information pour me renseigner. Je n’ai pas de diplôme, mais je sais réfléchir. Je n’ai pas fait d’étude en anatomie, mais je pense pouvoir dire sans me tromper que nous avons tous un cerveau. Je ne suis pas philosophe, mais je pense que, ce temps que nous passons à essayer de trouver la pire façon de nuire à celles et ceux que l’on considère comme "adversaires", si nous le passions à réfléchir "intelligemment" nous ne pourrions que nous améliorer et améliorer le monde dans lequel nous vivons.
Cela n’engage que moi, DB, mais je ne pense pas que faire des réflexions aussi inutiles qu’infondées puisse faire évoluer de façon objective et constructive les mentalités ; ni à court terme, en vue des élections, ni à long terme. A bon entendeur...
Number
Bonjour Anne.
Juste un mot pour vous invitez à être attentive au contexte des interventions auxquelles vous pouvez être amenée à réagir :
- dans l’encadré, ci-dessus situé, je ne fais que répondre à une remarque écrite au-dessus par DB
- dans un autre encadré, plus bas situé, je fais réponse au tout premier commentaire
Le placement de ces interventions ne suit pas uniquement la chronologie selon laquelle elles ont été écrites, mais une arborescence logique de réponse(s) correspondant à une remarque spécifique.
Votre inquiétude, je la partage. Je vous invite à lire ma première réponse (située bien plus bas), que j’ai écrite avant même celle à laquelle vous m’avez répondu (vous pouvez le vérifier par vous-même - les dates et heures sont inscrites dans les encadrés d’introduction).
Number
Bonjour JP,
Traiter publiquement quelqu’un de “donneur de leçons” en dépit d’arguments qui, somme toute, me semblent louables...
Comme me l’a intelligemment fait remarquer Chantal ENGUEHARD, ce n’est pas en nous manquant de respect les uns les autres que nous ferons avancer les choses ; mais davantage en nous écoutant. Même si nous ne sommes pas d’accord, toute argumentation est digne de ne pas être méprisée. En cela, j’attire votre attention sur les différents commentaires de chacun ainsi que sur leurs emplacements respectifs ; j’en explique l’arborescence à Anne (voir ci-dessus)
En ce qui concerne votre remarque au sujet des élections présidentielles américaines opposant George Walker BUSH à Albert Arnold GORE junior, 2000-2001... Sauf erreur de ma part, en dehors des bureaux de vote qui ont été officiellement fermés pour irrégularité, les autres bureaux de vote qui ont été mis en cause dans cette possible machination n’étaient pas équipés d’ordinateur de vote. Ce n’est qu’en octobre 2002 que le président BUSH a signé un projet de loi visant à généraliser l’utilisation de ces machines.
En outre - dans la mesure où les américains n’ont eux-mêmes pas tous compris ce qu’il s’était passé en leur propre pays - j’estime qu’il nous incombe, à nous français, de ne pas jeter la pierre dans un marécage américain, qui n’appartient qu’au passé, mais d’être attentif aujourd’hui à ce raz-de-marée informatique qui risque de mener notre démocratie à sa perdition.
Number
bonjour je suis une personne consciente de l’importance de l’écologie mais les arbres se replantent et se renouvellent continuellement en faisant attention comme en France ou le patrimoine forestier a augmenté les 10 dernieres années. Mais il faut reconnaitre qu’un vote infirmatique n’est pas vérifiable physiquement et que la confiance doit être aveugle dans des technologies qui ne sont et ne seront jamais fiables. les valeurs démocratiques sont en danger avec de telles machines que l’on ne peut controller physiquement... je connais l’informatique que je pratique tous les jours pour savoir qu’il y a des bugs et que des gens sont très forts pour détourner ces moyens à d’autres fins.
l’informatique n’est pas fiable et c’est piratable ce sont là les éléments importants à retenir !
Bonjour, moi j’en fais partie. Je suis pour le vote papier ET pour la sauvegarde de nos forêts. Et donc pas conséquent favorable à l’utilisation de papier recyclé pour le vote papier.
Et quand bien même, pour je ne sais quelle raison, on serait obligé d’utiliser du papier non recyclé pour le vote, je ne vois pas pourquoi "être pour le vote papier" et "sauvegarder nos forêts" serait antinomiques. Le monde n’est pas binaire. Je suis pour la préservation des forêts mais si nous étions obligés d’utiliser du papier non recyclé, je préfère sacrifier des arbres pour conserver le vote papier.
Je suppose que vous êtes contre une pollution généralisée de notre environnement et de l’air en particulier, pourtant je suppose que vous ne militez pas pour l’interdiction des avions. Je suis dans le même cas que vous.
Réponse à (jeudi 22 mars 2007 17:22, par DB)
Je me demande pourquoi cet acharnement à proférer des attaques graves et gratuites envers un candidat à l’élection présidentielle aussi respectable que les candidats représentant ceux qui avaient organisés les écoutes téléphoniques de l’Elysée, alors de grâce, parlons technique, mais arrêtez d’inventer n’importe quoi, c’est trop facile et celà témoigne de son auteur un parti pris qui a conduit il y à 60 ans, à une époque où tout ce qui venait de l’Est était parfait, plusieurs milions de morts dans les Goulags !...
Sous couvert de discussions techniques, vous faites de la propagande politique...
Pierre de BILLERE
Ou vous etes idiot ou vous n’avez pas lu la moitie du texte. En dehors du probleme de confidentialite du vote il y a la possibilité de detournement du vote et donc d’influer sur le resultat du vote (voire à grande echelle de decider du resultat)
C’est quand meme plus grave que cette histoire de bourrage des urnes... qui tourne à la legende urbaine
Réaction purement anti-démocratique, digne d’une personne soi-disant "bien pensante" qui, à défaut d’avoir de sérieux arguments à opposer à une véritable inquiétude démocratique, se dédouane de toute réflexion en adoptant un statut de réactionnaire plutôt que de contestataire.
A moins que vous ne vous preniez pour un roi, monsieur, l’utilisation de la 1ère personne du pluriel n’est pas justifiée. La polémique ne naît pas de ceux qui se sont battus et qui sont morts pour instaurer dans ce pays une véritable démocratie, dont vous ne connaissez apparemment pas la valeur, et donner ainsi à chacun d’entre nous la possibilité de s’exprimer sans que cela ne risque de créer de conflits entre les personnes qui ne partagent pas les mêmes opinions politique au sein d’une même famille, d’une même entreprise voire d’un même milieu, grace au suffrage universel basé sur le principe de vote à bulletin secret. La polémique naît, en l’occurence sur ce site, de vos propos laxistes et irresponsables. Et pour en finir avec ce chapitre, si vous souffrez d’une quelconque frustration dû au fait de ne jamais avoir remporter aucun titre de votre vie, je vous le concède, de cette polémique absurde (mais non inutile, il faut le souligner) vous pouvez vous estimer être le champion !
Concernant le fait que cela ne vous dérange pas que l’on sache pour qui vous votez... Il n’engage que vous de ne pas respecter la démocratie française. Vous pouvez même prôner haut et fort votre intention de vote avant même que les élections n’aient eu lieu en essayant de convaincre vos proches de suivre votre absence de logique et de respect d’opinion d’autrui, comme il est à la mode de le faire aujourd’hui sur la place publique. Pour ma part, je fait tout mon possible pour développer jusque chez mes propres enfants un esprit critique qui leur est propre, dans l’espoir que, le jour où ils seront en âge de voter, ils ne se fassent manipuler par aucun instruit de votre acabit. Même s’il m’arrive, bien évidemment, de débattre de sujets et d’autres, dont politique, ni ma femme, ni mes enfants ne savent pour qui je vote ; je n’ai pas besoin de l’approbation de tiers pour faire preuve de discernemant et me conforter dans mon jugement.
Avant de surenchérir sur une polémique dont je vous laisse le monopole, je vous invite à participer au dépouillement des prochaines élections. Vous comprendrez ainsi, je l’espère, le fonctionnement de ce mode d’élection et la possibilité qui est donnée à chacun d’entre nous de vérifier, à notre échelle, s’il y a fraude ou non grâce aux bulletins papier glissés dans les urnes.
Number
Savez vous comment on fraude les votes papiers dans "certains" pays ? c’est assez simple les militaires qui contôlent déposent un pistolet vide sur chacune des piles de bulletin qui ne doit pas entrer dans l’urne
auriez vous le courage de retirer ce révolver pour prendre un bulletin ?
Bonsoir,
Mon pauvre ami... Alors pourquoi voter si tu es d’accord pour que ton vote sois détourné ou falsifié ?
Il me semble que tu n’as pas du bien réfléchir avant d’écrire.
Alors ne m’en veut pas mais abstiens-toi le jour du vote ça sera plus intelligent !
Salut.
Bernard
Tu as pensé à un mécanisme possible... J’en ai identifié quelques uns, avec les mobiles (se chercher des complices, neutraliser un quartier d’opposants, etc.). Le risque est de croire qu’une fois qu’une fois établie la liste des dangers, il suffit de trouver une parade et c’est peinard.
Ce serait oublier qu’un vrai passionné de la piraterie (hard ou soft) dispose de beaucoup, beaucoup plus de temps qu’un spécialiste de la sécurité chargé de famille, avec une vie à vivre en plus de son boulot.
L’attaque aura toujours un coup d’avance sur la défense.
Le vote papier dans une urne transparente est falsifiable : il suffit pour cela d’enlever de l’urne un certain nombre de bulletins puis de remettre dans l’urne le même nombre de bulletins mais choisis pour avantager un/e candidat/e donné/e. Normalement les urnes doivent être scellées et des représentants de chaque candidat ou parti doivent surveiller en permanence les urnes jusqu’à la fin des dépouillements. Ce principe simples devrait limiter sérieusement les fraudes au bulletin (d’autres fraudes sont possibles, les faux inscrits ...), les quelques cas de fraudes aux bulletins dans quelques bureaux de vote ne devraient pas avoir alors d’impact sérieux sur le résultat global. Il peut y avoir cependant dans certains bureaux de vote contestation du comptage des bulletins après dépouillement. Le fait que le vote soit sous forme papier permet alors le recomptage (dans la mesure où les bulletins ont été conservés sous scellé !!)
Le vote électronique selon les méthodes du type de celle proposée par les machines NEDAP ne permet pas le recomptage, et de plus est bien entendu falsifiable, tout informaticien le sait.
Cependant le vote électronique offre des avantages : dépouillement rapide et plus simple.
Voici une proposition qui reste avantageuse et qui semble moins falsifiable que chacune des deux papiers OU électronique : c’est la solution papier ET électronique :
Chaque bulletin papier devrait porter inscrit en toute lettre le nom du candidat ainsi qu’un code bar associé à chaque candidat.
Les urnes transparentes seraient munies d’un lecteur de code barre qui comptabiliserait chaque vote automatiquement à l’introduction du bulletin dans l’urne. Bien entendu la surveillance des urnes reste nécessaire.
Cependant la fraude est rendue plus difficile. En effet le bidouillage du système informatique de comptage des codes barre reste possible mais on peut toujours vérifier le décompte des bulletins par un dépouillement à la main en présence des représentants de chaque candidat si il y a contestation. Pour frauder il faudrait donc non seulement détourner le système informatique mais de plus remplacer à la main un certain nombre de bulletins dans l’urne. Différentes solutions sont envisageables afin de rendre cette substitution difficile : du type scellés traditionnels mais aussi scellés électroniques ...
Ce type de solution aurait l’avantage d’un décompte aisé et rapide avec une vérification possible en cas de contestation mais offrirait surtout une sécurité supérieure à la solution papier seule ou électronique seule, puisque que pour frauder il faudrait d’une part substituer des bulletins papier dans l’urne et d’autre part bidouiller le système informatique, les deux fraudes devant être en accord de nombre car bien entendu les deux décomptes, mains et électroniques doivent être en accord pour être validés en cas de contestation du décompte électronique.
En France, les bulletins papier ne sont pas conservés pour recomptage (trop compliqué à garder sous scellés)
Votre proposition présente de nombreuses failles. Regardez les deux parties du documentaire http://leweb2zero.tv/video/shakti_73460137f59613d durée 1h22 (Attention le chiffre de 5 millions d’électeurs, rajouté sur un écran avant le film, est faux).
Bonjour, Je suis informaticien spécialisé en systèmes industriels. Pour faire simple, je saurais construire des machines de vote dans ce genre.
Premièrement je m’étonne que les constructeurs n’aient pas songé plus tot à ce problème tellement c’est une évidence. Avec un DUT info (BAC+2) on sait faire ça.
Enfin, c’est quand même surprennant : Accès facile à l’interieur de la machine, EPROM sur un support amovible, On dirait que tout est fait pour que le système soit facilement évolutif mais absolument pas pour qu’il soit sécurisé. C’est très étrange et surtout on est en droit de se poser la question sur le sérieux du constructeur.
Concernant, les déclarations comme quoi ce "n’est pas un ordinateur" ou "de l’informatique" c’est du pipo ! un PC, un Telephone portable, un GPS , un appareil photo, un parcmètre, une montre digitale, un radio-réveil, ou de façon plus générale, n’importe quel automate est un ordinateur. C’est juste une question de fonctionnalités et de spécialisation.
Quand j’entends dire "C’est sécurisé car l’OS est propriétaire" je hurle.... ça reviens a dire qu’une serrure est inviolable parce que le fabriquant en garde le mécanisme secret (même si ce mécanisme est simpliste)... C’est justement parce qu’il est secret et parce que personne ne sait exactement comment ça marche que les failles les plus évidentes peuvent rester ignorées... jusqu’a ce que quelqu’un essaye, les trouve et les exploite comme nous vennons de le voir. De façon générale, comment faire confiance à un fabriquant qui qui ne fait pas confiance à ses propres clients ? (voir Trusted Computing http://www.youtube.com/watch ?v=K1H7omJW4TI)
Il existerait pourtant une façon simple de sécuriser ces machines :
Premièrement, rendre public les schemas techniques et les logiciels embarqués afin que tout le monde puisse les examiner et vérifier qu’ils ne sont pas truqués.
Deuxièmement, utiliser des ROM "OTP" dottées d’un fusible d’écriture. Pour faire simple ce sont des composants que l’on programme une seule fois puis on brule un fusible interne à la puce qui empeche toute modification ultérieure de son contennu.
Troisiemement, faire controler l’intégrité des puces par un emissaire de chaque parti avant et après le scrutin. Quatrièmement, faire inspecter les machines par un emissaire de chaque parti avant et après le scrutin.
En cas de litige, tout le matériel devra être mis sous scellés pour investigations ultérieure en présence d’un expert de tous les partis.
Bonjour,
Je suis informaticien également, et comme tu le sais, aucun système n’est infaillible actuellement et ne le sera sans doute jamais. A chaque fois qu’on invente une nouvelle serrure, l’autre invente un nouveau crochet. Même les systèmes les mieux protégés ne sont pas inviolables, et quand on sait quels en sont les enjeux en politique et les moyens techniques et financiers que l’on peut mettre en oeuvre, on a le droit de se poser des questions. Donc, je pense qu’il est urgent de ne rien faire et de conserver nos bonnes vieilles urnes transparentes, nos scrutateurs et observateurs, même si on constate parfois des tricheries et détournements. De toute façon, ces fameux systèmes ne seraient contrôlables que par des spécialistes, et il me semble qu’en démocratie, il est important de ne pas devoir l’être (spécialiste) pour pouvoir contrôler la sincérité d’une élection.
Bonjour, moi aussi, je suis informatitien, je soutient totalement le point de vue de Pcdwarf sur un code ouvert.
Aussi, juste pour paufiner l’aspect pratique, je pense qu’il serait facile de laisser vérifier le "voteur" ce qu’il vote. Juste en imprimant petit à petit la feuille de vérification au lieu de l’imprimer à la fin de la journée de vote et en laissant une petite fenêtre derrière un plexiglasse qui permettrait de voir ce que l’on vient de voter. A partir de ces bandes qui seraient alors sûres (je crois), il serait facile de faire des machines indépendantes (faites par d’autre groupes) qui les scannent et vérifient les comptes.
Aussi, je voulais rajouter que je trouve important que l’on passe au vote électronique pour ce qu’il nous promet. Si nous réussissons à assurer sa validité (à tout le monde), il va nous permettre de faire des votes plus complexes qui seraient difficiles à compter à la main. Comme : - donner des notes à chaque représentant de l’election, ce qui nous donnerait des résultats bien plus proches du désir du peuple que de juste voter pour une personne (mais il y a plein d’autres manières de voter, désolé, je n’ai pas de liens pour approfondir). - nous donner la possibiliter de voter aussi en donnant notre avis sur plusieurs sujets et projets en donnant des notes ou en choissisant des propositions et pourquoi pas en laissant si quelqu’un le veut des commentaires ! Moi, je rêve des ces possibilités pour la démocratie. Son histoire serait d’ailleur bien différente si les résultats des votes étaient plus proches du désir des peuples. C’est tellement réducteur de n’avoir le droit de dire qu’un nom ou qu’un parti. Je veux m’exprimer plus !
Je suppose que tout ceci a déjà été dit, mais c’est juste pour être sûr.
Florent
Je suis tout a fait d’accord.
Le système de scrutin ne reflete pas le désir exact du peuple. beaucoup de gens votent "utile". c’est à dire qu’ils votent pour le candidat qui a le plus de chance de battre celui qu’ils détestent le plus et non pour celui qu’ils aimeraient voir effectivement au pouvoir.
Le vote electronique en tant que réplique du système de scrutin actuel n’apporte rien. Par contre, il y a effectivement des possibilité très nombreuses en permettant aux lecteurs de faire un classement.
oui, ce serait de la démocratie, sauf qu’il ne faudrait pas tomber ds le référendum systématique...En tous cas, le seul fait que des milliers de gens s’interrogent justifie à lui seul de suspendre la méthode, tant qu’il n’y aura pas eu de débat officiel et généralisé.
Même si les responsables actuels sont de bonne foi, c’est la porte ouverte au 1° facho venu. C’est trop grave.
Juste une question stupide : comment faire contrôler les puces ?
A ma connaissance, c’est incroyablement coûteux et nécessite la quasi-destruction des composants. S’il ont fondu des puces sur mesures avec un mécanisme très subtil mêlant hard et soft pour le déclenchement de la subtilité, cela ne sera pas évident.
Le micro-contrôleur pourrait dans ses millions de transistors en ajouter quelques dizaines pour ménager une trappe déclenchée par une instruction apparemment innocente du code exécuté, qui fausserait les résultats au moment choisi et de la manière choisie.
Après exécution de la manœuvre, un joli fusible brûle le hack sur le contrôleur, et bonjour pour le retrouver...
Vu que le fabriquant a entièrement le contrôle de sa machine, le hack peut être n’importe ou : dans le CPU, mais aussi dans un contrôleur de bus, dans l’interface d’entré... Et y’a sans doute des milliers de trucs qu’un spécialiste du hard peut faire pour brouiller les pistes que je je suis même incapable d’imaginer !
Combien de temps et d’argent pour le trouver en désossant complètement la machine avec des gens très compétents et rétro-analyse de tous les composants ? Je dirais quelques mois, et quelques millions d’euro... Et alors le vendeur dira "désolé pour le bug, ca n’arrivera plus", et on attendra les élections suivantes...
Qu’en pensez-vous ? C’est certes largement parano, mais l’histoire nous montre que certains sont prêt à tout pour conquérir le pouvoir, et qu’ils en on parfois eux les moyens...
Yannick
Cette démonstration aux Pays-Bas porte sur l’échange d’EPROMs. Une réaction pourrait être de les contrôler sur des machines choisies aléatoirement. Sachant cela, les fraudeurs attaqueraient un autre composant. Comme vous l’avez bien expliqué, cela peut devenir très subtil.
Ce serait une course aux armements sans fin.
Hello,
Je me suis fait à peu près la même réflexion que Yannick : on prend cette belle EPROM et on la remplace par une fausse EPROM ayant un circuit caché en écoute passive. Placées sur programmateur d’EPROM, il n’y aurait aucune différence entre la vraie et la fausse. Mais le circuit caché prendrait la main à la réception d’une certaine séquence qui pourrait être entrée par un votant en début de journée. Ça rendrait inopérant le contrôle par re-lecture du soft de l’EPROM ou par simulation de l’élection.
Il faudra qu’on fasse fondre une telle EPROM juste pour montrer que la manip est possible.
En fait, il y a certainement un filon à exploiter. Je suis sûr qu’on pourrait se faire plein de pizza en vendant ça au plus offrant.
On négocierait quelques pizza supplémentaires pour une contre mesure (une seule solution : démontage + microscopie). Puis on s’attaquerait à un autre composant. On commencerait par les autres circuits intégrés qui interviennent dans le traitement logique du vote, c’est le plus facile. A force de manger des pizzas on serait devenu vachement forts et on trouverait comment planquer notre "cheval de troie" dans un autre composant (ce n’est pas un problème de miniaturisation).
On finirait par proposer un contrôle par bulletin papier. Mais seulement contre un million de pizza rughetta/prosciutto. J’en bave tellement d’envie que j’accepterai de me compromettre avec des mangeurs de quiche pour tenter l’expérience.
P.
controler la puce ? c’est pas dur : un lecteur d’eprom. et c pas cher. Tout le monde ou presque peut faire le contrôle.
Concernant les composants, il n’y a pas trop de souci, je ne veux pas être méchant, mais ce genre de machines, il n’y a pas grand chose dedans. Un microcontroleur, un peu de rom, de ram et on a fait le tour. Ca sera toujours extrèmement difficile de frauder sans toucher à la rom.
En fait ce qui me pose problème, ce n’est pas trop la fraude. Si on ne peut pas la rendre impossible, on peut facilement la rendre très difficile. En fait, le souci, c’est surtout ce qui se passe en cas de defaillance. Que fait-on si une machine tombe en panne entre le debut du scrutin et le dépouillement ? Je n’ai jamais vu une enveloppe tomber en panne moi. Et je ne peux pas en dire autant des ordinateurs.
Bonjour,
Je suis assez d’accord. Ca fait bien 15 ans que je n’avais pas vu, sur un matériel neuf « professionnel », ce genre de composants. Ils font les brocanteurs ou quoi ? Du coup, il suffit juste de remonter l’analyseur logique de la cave, un coup de désassembleur (8050 ou 6809 ? les paris sont ouvert...) et c’est gagné. Il faut vraiment ne rien connaître en technique pour, comme certains « décideurs », comparer ce truc à un GSM : pris en tant qu’ordinateur, le GSM est beaucoup plus puissant.Enfin, c’est quand même surprennant : Accès facile à l’interieur de la machine, EPROM sur un support amovible, On dirait que tout est fait pour que le système soit facilement évolutif mais absolument pas pour qu’il soit sécurisé. C’est très étrange et surtout on est en droit de se poser la question sur le sérieux du constructeur.
Une des conséquences d’un retard technologique de 15 ou 20 ans, c’est qu’un bon bricoleur ayant accès aux moyens d’une école technique ou d’un labo pourrait, sans rien changer à la fonctionnalité apparente, ajouter quelques surprises dans quelques unes de ces grosses chenilles tout droit sorties de Jurassic Parc.
La méthode est à peu près la même : remonter de la cave une bécane à sérigraphier et se mitonner un CERDIP “full custom” en couche épaisse ; ou alors, se graver une feuille de kapton souple et le coller entre deux bouts de plastique d’un DIP tronçonné. Désolé, ça devient un peu technique, c’est juste pour récuser l’accusation d’infaisabilité. Le résultat est toujours le même, un composant indiscernable du vrai, même par des « experts », à moins de de détruire. Par exemple, en « poussant » un peu la puce du microprocesseurs (sous la forme d’un bout de VHDL dans un coin de réseau programmable) on peut ajouter des choses comme :
* des programmes « de rechange », activables à la place du « vrai », tout en continuant à dérouler ses adresses comme si de rien n’était (il suffit d’un second processeur “homme de paille” : ces vieilles bêtes ne sont pas bien encombrantes, dans un réseau logique programmable actuel...)
* un modem radio (bluetooth ou GSM, voire « maison », sur une fréquence non surveillée)
* un récepteur radio (complet, ça tient en une puce et 2 composants) pour transmettre directement les consignes (discretement, sur le canal « données », comme on le fait pour les horaires d’autobus)
* une logique de décision pour identifier les candidats par référence aux statistiques antérieures du bureau et les résultats des sondages et j’en passe.
Une autre conséquence, c’est que, normalement, avec les technos actuelles, tout ce fatras devrait tenir dans un tout petit bout de réseau programmable, un carré de plastique, de silicium et de métal de quelques cm de coté. Et que tout ce que j’ai décrit pourrait déjà s’y trouver (ou y être programmé ensuite, car toutes les fonctions matérielles sont alors modifiables), sans qu’aucun « expert » ne puisse y voir quoi que ce soit.
Quant aux solutions...
Faut pas rêver... D’abord, il y a longtemps que les « vraies » PROM à fusibles ont disparu. Et puis, pourquoi modifier quant on peut contourner ? Ou remplacer par plus évolué ? Un tel retard de techno permet tous les tours de passe-passe.Deuxièmement, utiliser des ROM "OTP" dottées d’un fusible d’écriture. Pour faire simple ce sont des composants que l’on programme une seule fois puis on brule un fusible interne à la puce qui empeche toute modification ultérieure de son contennu.
Je ne vois qu’une facon de faire disparaître cette classe de magouilles, et c’est pas gagné d’avance :
1) demander au fabricant de faire appel à un composant moderne, (donc unique), trop dense pour lui ajouter des « accessoires » dissimulés autrement que dans sa programmation : plus moyen de planquer physiquement les composants analogiques d’un modem radio,
2) demander au fabricant de fournir le code de programmation du composant (p. ex. VHDL) ainsi que tous les vecteurs de test
3) faire auditer le tout par des experts indépendants (experts en qualité logiciel et système, pas en politique), pour prouver la conformité au besoin, et la cohérence entre codes et vecteurs,
4) avant chaque utilisation, recharger toute la programmation et passer tous les test.
Que les experts me pardonnent, j’ai outrageusement simplifié...
Là, on pourra commencer à parler d’une machine qui fait ce qu’elle est censée faire, et seulement cela. Il ne restera plus que tous les autres risques... Une paille... De toutes façon j’ai cru comprendre que le fabricant n’était pas près d’accepter (d’ailleurs, en a-t-il le niveau technique ?)
Rigolarem... Pas méchamment, mais rigolarem.Troisiemement, faire controler l’intégrité des puces par un emissaire de chaque parti avant et après le scrutin. Quatrièmement, faire inspecter les machines par un emissaire de chaque parti avant et après le scrutin.
L’“émissaire de chaque parti” se fera rouler dans la farine aussi surement qu’un physicien nucléaire devant un tordeur de petites cuillères.
C’est fou de voir nos « décideurs » politiques (ou les patrons de grosses boîtes ; d’ailleurs, ils sont interchangeables) se gargariser de « technique de pointe » devant des vieux tromblons de ce genre. Et, dans le même temps, utiliser journellement des machins incroyablement complexes en les croyant simples (le GSM est décidément un bon exemple ; je crois que l’iPhone d’Apple a 6 processeurs à lui seul, chacun bien plus puissant que ce que je pense y avoir dans les machines électrices ; et s’il n’y avait que cela...).
Bonjour, oui il y a sans doute des moyens de sécuriser ces machines, mais enfin ça a l’air vraiment plus compliqué que de compter des bultins papier (pour des non-informaticiens comme moi)... et pas donné à tout le monde. Or le dépouillement est censé pouvoir être fait par tout citoyen. Donc faire inspecter les machines par un émissaire de chaque parti etc, pourquoi pas, mais qu’est-ce qu’on fait du dépouillement par les citoyens ?
Mary-Gaël
Bonjour
Je ne suis pas informaticien, mais il me semble évident que même si un jour ces systèmes pouvaient devenir fiables, ils resteraient toujours opaques et suspects. Donc mauvais pour la démocratie.
Je vois bien ce qui se perd avec les machines à voter, mais je n’arrive pas à voir ce qu’on pourrait gagner à leur usage. Sous quel prétexte, veut-on les imposer ?
Bonjour, Je ne suis qu’un petit maire de campagne et, mis à part le fait que je ne vois pas ma petite commune acheter une "urne" électronique, je constate que, à chaque élection, des votants, surtout des personnes âgées, arrivent avec le bulletin de vote à la poche et passe par l’isoloir sans prendre de bulletin ; cela par crainte de se tromper à cause de leur lenteur, de leur mauvaise vue, ...etc... Que feront ces personnes qui en plus se sentiront désarmées devant une machine et devant des boutons sur lesquels il faudra appuyer pour faire son choix, puis pour valider (qu’ès aco "valider" ?) ?..... La réponse est toute simple : elles ne voteront plus ! Est-ce là le suffrage universel que l’on souhaite ?
Je précise que j’ai voté sur une telle machine pour des élections (au congrès des maires) et que, bien que pas encore gaga et quand même un petit peu connaisseur en informatique, on m’a rappelé qu’il fallait valider et comment le faire pendant que j’étais dans l’isoloir. Brrrrr !
et que faire quand la mairie nous envoie nos cartes d’électeurs et en meme temps, nous annonce fierement avec feuille a4 en papier glacé que nous allons voter sur de telles machines (nous ne sommes qu’une petite ville de 20 000 habitants !!!)
chaque habitant inscrit sur les listes électorales a reçu ce document polluant pour économiser un bout de papier !!
ce serait à mourir de rire si ce n’était si lamentable
je n’ose imaginer ce que tout cela a couté ( achat des machines, envoi de pub en quadrichromie, personnel habilité à manoeuvrer de telles machines, etc )
et tout cela sans la moindre concertation
avez-vous déja suivi une journée de vote de l’intérieur ? Des représentants des différentes tendances sont présents pour éviter toute tentation, les urnes sont constamment à vue, leur fermeture se fait devant plusieurs témoins de "bords" différents. Le dépouillement également, et les personnes qui s’impliquent dans ce genre de soirée sont très motivées, je vous prie de le croire ! Pour autant lorsqu’il y a eu tricherie, c’est lorsque cette chaîne de responsabilité est rompue... Aux citoyens de s’investir dans la vie démocratique.
Pour l’économie des arbres, c’est le seul point qui pourrait en effet faire hésiter la condamnation pure et simple du procédé, mais les envellopes sont déja issues de papier recyclé, à quand le bulletin lui-même ?
Il est en effet plus facile de pirater une simple urne telle que nous la connaissons par simple échange de papiers, d’enveloppes, d’addition de signatures etc etc
Détaillez, svp. Comme un autre intervenant l’a fait remarquer, les urnes peuvent-êtres surveillées facilement (et le sont tout au long du scrutin). Une malversation n’est pas impossible, mais aisément détectable, pas facile à réaliser, et difficile à étendre à grande échelle sans des milliers de complices.
Les malversations informatiques peuvent par contre être très difficilement détectables (voir impossible à détecter), pas toujours simples à mettre en place, certes, mais on peut s’y prendre des mois à l’avance, et surtout très facile à étendre sur des milliers de machines avec très peu de complices impliqués dans la manipulation (quelques techniciens aux endroits stratégiques).
Alors que diable assez de tonnes de papiers perdues et gachées
Le pseudo-argument d’économie de papier est stupide.
La plus grosse masse de papier déployée dans une élection, ce ne sont pas les bulletins, mais la propagande électorale (la lettre que tu reçois avec les professions de foi des candidats), dans un facteur 1 à 10, si je me souviens bien.
Le coût écologique de la fabrication et du recyclage d’un ordinateur est incomparablement plus grand que celui de quelques rames de papiers imprimées en N&B. En France, nous votons une fois tous les deux ans, la durée de vie d’une machine n’est que de quelques années. Fabriquer une machine électronique complexe qui servira au plus dix jours et sera jetée ensuite est économiquement et écologiquement aberrant. Elles ne serviront d’ailleurs pas dix fois : elles sont tellement mauvaises que dans quelques années personne n’osera plus utiliser celles produites en 2007, même si le vote électronique se développe ; et re-gâchis.
et en avant le futur
Ça, c’est un argument impressionnant.
Yannick
Quand donc va-t-on cesser le cycle infernal de "j’achète - je jette" si on est capable dans nos communes d’investir des sommes considérables pour une aussi courte durée d’utilisation ? Le dépouillement manuel était un acte citoyen auquel participaient gratuitement électeurs et membres des bureaux de votes... Une partie non négligeable des habitants de la commune y assistaient... Quel intérêt à remplacer l’homme par la machine ?* Quel intérêt à rendre inutile ces rassemblements des soirs de vote où chacun vivait sa citoyenneté dans son groupe social ? Faut-il aussi empêcher les gens de se rencontrer ?
Monique
j’ai lu ceci : "la démocratie ne fonctionne que si l’on a confiance en elle". le vote est l’acte fondateur d’une démocratie.
que va me répondre l’obscur adjoint de mairie quand je lui demanderai : "le logiciel de la machine a été mis à jour à quelle date ?"
il ne me répondra rien car il n’en sait rien : son chef lui a dit que c’était bien pour lui alors il accomplit son devoir d’ovin.
serons-nous tous aussi obeissants ?
il suffit pourtant de ne pas signer après avoir voté
Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
Voici ma contribution à la réflexion : ne serait-il pas possible d’avoir un numéro unique et aléatoire pour chaque vote, à la manière de ce qui existe pour le Loto ? Après chaque vote, la machine imprimerait un reçu avec le numéro du vote et le nom de la liste ou du candidat choisi. Chaque citoyen serait tenu d’emporter ce reçu.
Dès la fin de l’élection, lorsque tous les votes auront été décomptés, chaque citoyen pourrait vérifier sur Internet que le numéro indiqué sur son reçu de vote est bien présent dans la liste, et qu’il est bien associé au parti/candidat qu’il a choisi. La possibilité de lister les référénces de tous les autres votes garantirait que chaque citoyen pourrait vérifier les résultats officiels tout seul (ce qu’actuellement il est difficile de faire à moins de courir dans chaque préfecture, et encore...).
Le seul souci serait que pour contester, le citoyen devrait apporter son reçu de vote à la prefecture, et qu’il serait donc tenu de révéler pour qui il a voté. Cela étant dit, je pense qu’une telle machine "avec des reçus" serait beaucoup plus sûres que la machine présentée.
(Note : il faudrait aussi qu’à chaque numéro de vote soit associé une clé de hachage pour rendre plus difficile la fabrication de faux reçus — ce système de vérification de l’authenticité du reçu serait la seule chose qui serait opaque)
Qu’en pensez-vous ?
Pour chaque bureau de vote identifiable, par exemple, par le code postal suivi d’1 ou 2 lettres, on connait le nombre de citoyens inscrits sur les listes électorales. Quand le citoyen vote sur la machine, un numéro compris entre 1 et le nombre d’inscrits (à ce bureau de vote) lui est attribué aléatoirement parmi les numéros non encore attribués. Un court mot de passe attribué, lui aussi, aléatoirement est également affiché. Le citoyen peut, s’il le veut, mémoriser numéro et mot de passe affichés tant qu’il n’a pas validé son vote. Aucun lien n’existe entre ces numéros et les listes électorales papiers qu’il faut continuer à signer ! Pour éviter la création de votes fantômes à partir de numéros non attribués, un compteur, visible de tout le monde, donne, à tout instant le nombre de votes effectués. Il faut vérifier que ce nombre augmente de 1 (ni plus ni moins) à chaque vote effectué. La dernière valeur du compteur devra correspondre au nombre de votes enregistrés.
En fin de journée, la liste provisoire de tous les votes effectués (numéro + choix électoral) est affichée au bureau de vote. Chaque mairie pourra afficher les listes de ses différents bureaux de vote. Ces listes pourront être visibles sur internet. Chaque citoyen aura, pendant un délai assez court à déterminer, une possibilité de rectification sur son vote (numéro + choix électoral) grâce au mot de passe qu’il aura pris la peine de retenir. Les listes et résultats définitifs seront publiés au terme de ce délai. En cas d’incohérences manifestes, le vote sera annulé.
En fin de journée, la liste provisoire de tous les votes effectués (numéro + choix électoral) est affichée au bureau de vote. Chaque mairie pourra afficher les listes de ses différents bureaux de vote. Ces listes pourront être visibles sur internet. Chaque citoyen aura, pendant un délai assez court à déterminer, une possibilité de rectification sur son vote (numéro + choix électoral) grâce au mot de passe qu’il aura pris la peine de retenir. Les listes et résultats définitifs seront publiés au terme de ce délai. En cas d’incohérences manifestes, le vote sera annulé.
"pourra" ... "aura" ... : c’est quoi ces verbes ??? quelque chose de décidé ? quelque chose de prévu ? quelque chose de possible ? Ce texte est extrêmement ambigu.
Depuis quand peut-on modifier son vote à postériori ? qui peut vérifier qu’un parent (le père, le mari) n’a pas extorqué le mot de passe ? (il en est de même du vote par Internet : un immense retour en arrière) qu’on n’a pas inventé un mot de passe "pour voir" (en ayant réfléchi à sa structure) ?
C’est quoi ces propositions où il faut attendre que l’incohérence devienne "manifeste" pour tout annuler ? une tricherie réelle mais pas encore "manifeste" est donc avalisée ???
Il y a beaucoup de légèreté dans ces propos lénifiants, par le biais trompeur d’un progrès potentiel ! ...et faire ainsi avaler une escroquerie démocratique qui a lieu en ce moment même par l’autorisation de ces machines.
Roland, merci d’avoir critiqué ce texte.
Personnellement, je suis encore pour le maintien du vote à l’ancienne.
Ce texte était juste un essai, improvisé en quelques minutes, dans lequel je me suis amusé à imaginer à quoi pourrait ressembler un vote informatique "perso" dans sa version bêta (même pas 1.0).
J’admets que le texte peut paraitre, sinon ambigu, du moins imprécis mais ce n’était là qu’une ébauche !
Quand j’ai écris "pourra", je pensais à la possibilité technique. J’aurais du écrire "devra". Quant à l’expression "aura... la possibilité", je la maintiens.
Concernant le droit de correction sur son propre vote, pourquoi pas ? A l’avenir, nous aurons peut-être la possibilité de donner des points aux différents candidats au lieu d’en choisir un seul. Le vote sera alors plus pertinent mais, vu sa plus grande complexité, pourquoi ne pas pouvoir le corriger pendant un certain laps de temps ?
Le système par mot de passe est loin d’être infaillible mais je pense qu’on peut creuser de ce côté là pour aboutir à une solution acceptable.
J’ai employé l’adjectif "manifeste" pour une annulation, ceci n’exclut pas des rectifications dument contrôlées en cas d’anomalies moins sévères.
Si tu lis attentivement le contenu du site "ordinateur-de-vote.org", tu verras (y compris dans la pétition) que nombre des acteurs de cette campagnes ne sont pas opposés au vote électronique en lui-même, mais à la forme que prennent ces systèmes actuellement, ce qui impose au moins un moratoire, puis une évaluation correcte de ce qui peut et doit être fait.
En particulier, des systèmes alternatifs sont proposés, et certains ressemblent un peu à ceux que tu suggères. Après réflexion, il apparaît bien que la trace papier est un élément fondamental à la sincérité du scrutin. La forme que doit prendre cette trace est un peu plus élaborée que celle que tu suggères de prime abord, et pour ma part semble offrir une garantis de sincérité du scrutin au moins aussi bonne que le vote traditionnel, ce qui est quand même un minimum (vois par exemple ce que propose l’Open Voting Consortium).
Assez curieusement, aucun de ces systèmes n’est actuellement proposé en France. Je crois que ça commence à venir aux US, sans doute parce que la fraude électorale assistée par ordinateur semble avoir été un sport largement pratiqué déjà là bas...
Bonjour Le système de reçu me semble être une bonne idée, et le compteur indiquant à chaque instant le nombre de vote enregistrés aussi. Ainsi les représentants de chaque parti présentes au bureau de vote peuvent vérifier à chaque instant que la machine n’invente pas de faux électeurs, et chaque citoyen est ensuite en mesure de vérifier (sur un support papier ou sur internet) non seulement que son vote n’a pas été trafiqué mais aussi que tous les votes de ses concitoyens ont bien été comptabilisés. Je préfère de loin ce système à une vérification confiée à des spécialistes !
Je ne suis absolument pas d’accord avec la personne qui dit que "cela va créer un gigantestque fichier des électeurs et de leur vote". Un tel fichier existe déjà ! Ca s’appelle le dépouillement des votes. La seule différence serait l’ajout du numéro d’identification mais, s’il est vraiment choisi aléatoirement, rien ne permet de l’associer à un électeur donné. Pour plus de sûreté, les électeurs pourront même détruire ce reçu sans attendre ou au plus tard après avoir vérifié leur vote.
Reste le problème du risque d’espionnage du vote qui n’a pas beaucoup été discuté ici. Cela dit il y a aussi mille façons d’espionner un vote avec le système traditionnel et, à mon avis, l’utilisation de machines rend la chose un poil plus compliquée... Pour finir : à ceux qui disent qu’il serait possible d’estorquer le numéro du reçu aux électeurs je répond qu’il est aussi possible d’obtenir directement le vote d’une personne par les même méthodes (et dans les deux cas, la victime peut fournir une fausse information).
<< Le système de reçu me semble être une bonne idée, et le compteur indiquant à chaque instant le nombre de vote enregistrés aussi. Ainsi les représentants de chaque parti présentes au bureau de vote peuvent vérifier à chaque instant que la machine n’invente pas de faux électeurs, et chaque citoyen est ensuite en mesure de vérifier (sur un support papier ou sur internet) non seulement que son vote n’a pas été trafiqué mais aussi que tous les votes de ses concitoyens ont bien été comptabilisés. >>
Fab 128, avant de donner votre voix à notre Grand Frère, prenons le temps de la réflexion...
Si les représentants de chaque parti présents au bureau de vote pouvaient vérifier à chaque instant la concordance de ce que la machine enregistre en comparaison au vote réel du citoyen, cela signifierait que la démocratie ne serait pas respectée. Pour pouvoir effectuer cette comparaison, ces dits représentants seraient à tout instant amenés à demander aux personnes présentes pour quel parti elles ont voté, prenant ainsi connaissance du vote de chacun. Le principe de vote à bulletin secret deviendrait alors un principe de vote à bulletin public ; autant nous regrouper tous dans une seule et même salle et compter le nombre de personnes qui lèverait la main en faveur de tel ou tel parti politique.
Avec le vote papier, tout citoyen qui le désire peut participer ou assister au dépouillement des bulletins de vote en fin de journée et non pas au fur et à mesure ; respectant ainsi l’anonymat de chacun.
Mais cela n’est pas le seul avantage que présente ce mode de vote.
Tout citoyen est en droit de prendre connaissance du nombre de ses concitoyens inscrits sur la liste électorale de son bureau de vote, pour avoir ainsi la possibilité de le comparer au nombre de scrutins dépouillés. Il est donc quasi-impossible d’inventer de faux électeurs, à moins que nous-même ne soyons pas vigilants à ce genre de fraude. Mais comptabiliser 1500 scrutins pour 900 inscrits... (Si je gonfle volontairement ce chiffre, le poussant à l’absurde, ce n’est que pour me faire comprendre sur le principe.)
De plus, en fin de dépouillement, il est de la responsabilité de chacun de noter sur un papier les résultats du scrutin de son bureau de vote, en prenant en considération tout parti, quel qu’il soit, et de comparer ces chifres par la suite avec les résultats publiés dans la circulaire de sa commune.
Je finirai en vous apprenant que Internet, hélas, s’il est un outil d’information formidable, il est aussi piratable, falsifiable...
...
Aux vues de toutes les remarques, interventions et autres commentaires déposés sur ce site, je me pose une question :
Pourquoi nous torturer l’esprit afin de vouloir absolument sécuriser le vote informatique, voire inventer un nouveau mode de vote, quand nous en avons déjà un existant, formidable dans sa conception et dans sa simplicité de compréhension, en lequel nous pouvons tous nous investir ?
Number
Indépendament du risque de fraude (réel) il existe une très bonne raison de refuser ces machines.
Le controle des procédures de vote et du décompte doit pouvoir être fait par tout citoyen et là, bien qu’étant ingénieur système je m’avoue à priori incapable de controler quoi que ce soit sans une formation spécifique ( la programation d’EPROM ne fait pas partie de mes compétences ).
D’autre part j’ai lu dans un commentaire que ces machines pouvaient permettre des votes plus sophistiqués qu’un simple oui ou non. Soit, c’est surement vrai, mais y a-t-il un seul candidat ou parti qui fasse des propositions de ce genre ? Pour l’instant pas que sache donc le jour ou l’on voudra mettre en place ce type de réforme (largement souhaitable je suis d’accord avec le commentaire) il sera toujours temps de réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour y parvenir.
Je suis dans les métiers de l’informatique depuis 20 ans. J’ai programmé durant plus de 10 ans intensivement.
Pour donner un ordre d’idée, si l’on met une note de 10/20 concernant la sécurité des transactions sur le net avec une carte bancaire. Personnellement, je donnes 0.5/20 (0.5) pour le checksum des roms !
DEFFINITIVEMENT JE N’UTILISERAIS jamais une telle machine tant que mon vote ne sera pas au moins accompagné d’un certificat crypté !
Et j’invite ceux qui ne sont pas parano à le devenir !
Bonjour à toutes et à tous,
Ce post est très intéressant et les contributions de bon nombre d’entre-vous sont pleines d’une grande sagesse "républico-démocratico-citoyenne" et d’un pragmatisme lucide qu’éclaire vos compétences professionnelles.
J’ajouterai à ce débat technique un point qui n’a pas été soulevé par aucun de vous et qui va bien au delà des Eproms incriminées, fussent-elles sécurisées en termes d’accès, soudées sur la carte et donc inamovibles ou même enfermées dans une gangue de résine après leur programmation et installation dans la "Bête".
Pour fonctionner la "Bête" en question devra être reliée au réseau électrique, hors la constitution d’un réseau CPL est des plus simple à réaliser et tous les matériels et composants existent et s’achètent sans difficultés aucune.
Quand on fait l’effort de se souvenir que tout ce qui s’affiche sur nos écrans n’est en réalité qu’une succession binaire de "0" et de "1" indiquant la présence ou non d’un courant électrique et que c’est ce même courant qui ira alimenter l’Eprom " super-bien-protégée-et-innacessible ", je ne vois pas (techniquement) ce qui empêcherait quiconque d’équiper la ligne d’alimentation de la salle de vote où se trouvera la "Bête" du nécessaire pour que tout appareil qui s’y trouvera branché ne soit pas automatiquement connecté avec le second élément du CPL qui pourra se trouver hors du bâtiment, dans une maison du voisinage, etc..
A partir de là, il deviendra facile (pour ceux qui en possède la compétence, soyez inquiets, ils sont nombreux !..) de faire passer des signaux électriques qui pourront êtres lus et traduits bêtement par tous systèmes processeurs installés et alimentés par la ligne en question.
Si les émissions E.M sont déjà un moyen simple, connu et pratiqué pour espionner à distance les textes écrits sur vos ordinateurs à l’aide du clavier dont vous enfoncez les touches pour le composer, il ne permet que de connaître ce que vous avez écrit mais il est incapable de modifier ou de rajouter à ce que vous avez fait.
Par contre les réseaux CPL, sur votre ligne 220 V à la maison, la même qui alimente votre ordinateur, votre frigo ou le four de la cuisine où vous venez de faire cuire un poulet !..vont propager à destination des instructions (peu importe le language) qui feront opérer tout système automate qui y sera relié !.. Je laisse aux techniciens présents dans ce post le soin d’imaginer le scénario possible qui concernerait une Mairie quelconque dont "ON" voudrait modifier les résultats du vote global final et habituellement constaté.
Pour couper court à toute négation d’une possibilité de pouvoir réaliser techniquement ce que je décrit, je préciserai simplement que l’existence réelle de cette faisabilité technique et opérationnelle que j’ignorais jusqu’alors et qui s’est manifestée à mes dépends dans le cadre de mes activités et m’a coûté le remplacement d’un automate industriel accidentellement détruit de cette manière.
Ce fait était accidentel sur le réseau électrique et n’avait rien d’intentionnel mais le coût de l’opération s’élévant à plus de 75.000 € HT nous avons pris le temps et les moyens nécessaires pour comprendre ce qui était survenu :
- Notre automate avait reçu des instructions parasites provenant d’un autre lieu de l’usine et avait modifié son propre programme de fonctionnement (programmé en Eprom) pour des conditions erratiques le conduisant à sa mise hors service puis à sa destruction après avoir perturbé le fonctionnement des systèmes qu’il pilotait.
Ce qui serait qualifié de "PROGRES" en cette matière est aujourd’hui très loin d’en être un.
C’est au contraire un risque MAJEUR pour l’expression de notre démocratie et l’assurance de la véritable prise en compte de nos opinions citoyennes, et ce, quelques soient nos opinions et nos positionnements politiques car il s’ouvre là une brêche béante dans notre droit à une expression libre et contrôlable par nous mêmes de l’accomplissement de nos actes citoyens.
Pour l’heure, seul le vote "classique" peut nous garantir ce contrôle et la vérité de notre expression et le temps n’est pas encore venu pour que des conditions techniques certaines et que des procédures qui les encadreront dans leur utilisation puissent nous assurer, à chacun de nous tous et dans le respect de nos opinions, la réalité d’une prise en compte "VRAIE" de notre expression.
Magnaco
Attention, il ne faut pas tomber dans un excès de paranoïa en pensant que les "courants CPL" peuvent tout modifier à distance...
Le CPL est une technologie permettant de modifier de façon très légère la fréquence d’un courant électrique, et aussi de détecter, sur une ligne électrique, de telles modifications. Pour communiquer entre eux à travers un réseau électrique, deux ordinateurs, munis de boîtiers CPL, modifient très légèrement la fréquence du courant électrique afin de faire passer un "1" ou un "0" (langage binaire), de la même façon que, pour communiquer sur un réseau Ethernet ou Wi-Fi, les protocoles de communication réseau se basent sur des modifications de fréquences du courant électrique. Si une machine n’est pas munie de boîtier CPL, impossible de communiquer avec elle à l’aide d’un ordinateur muni d’un tel boîtier, ni de l’influencer (et les machines à voter ne me semblent pas munies de tels boîtiers).
Ce qui peut par-contre arriver, et c’est sûrement ce qui a pu se passer pour votre automate, c’est que le réseau électrique alimentant la machine soit devenu très instable... L’EEPROM est une puce qui peut être complètement effacée puis réécrite... Si l’alimentation électrique devient instable, la puce peut être endommagée et une partie du programme effacé (et là, l’automate adoptera un comportement erratique menant à des dommages). Impossible cependant, à partir de cette "méthode", de contrôler la partie du programme de l’EEPROM qui sera effacée ou même de reprogrammer l’EEPROM. En effet, si la puce est endommagée, cela signifie que la source d’alimentation est devenue instable, mais le circuit par lequel on reprogramme la puce n’est absolument pas le même que le circuit d’alimentation de la puce. Donc, si l’alimentation électrique s’emballe, elle peut endommager la puce, mais aucune reprogrammation intentionnelle ne peut être faite par le biais de cette méthode...
Donc, j’espère vous avoir rassuré sur le fait que la technologie CPL, destinée aux communications réseau, ne permet pas de prendre à distance le contrôle d’un dispositif électronique... Comme pour tout réseau, on peut, par le biais du CPL s’introduire dans un ordinateur relié au CPL et le pirater en exploitant ses failles de sécurité, mais ceci est un problème lié aux réseaux et au problème de la sécurité réseau, et non un problème propre au CPL. Les machines à voter n’ayant pas de systèmes CPL (enfin, je pense) intégrés, on ne peut pas leur faire grand mal avec un boîtier CPL... On peut par contre leur envoyer du 1000V à 1A par le biais de leur alimentation, et comme la plupart des systèmes électriques, elles n’apprécieront pas la manoeuvre et grilleront : impossible de les reprogrammer par ce biais sauf, bien sûr, si le système a été pensé pour être reprogrammé par le biais de l’alimentation (ce qui me semble fantaisiste).
Personnellement, je suis comme beaucoup de personnes ici : je pense que cette technologie présente d’intéressants avantages, mais les articles mis en avant ici montrent bien les faiblesses de sécurité du système... La technologie est encore trop jeune, à mon avis, pour être utilisée pour un vote si important... Même si des experts peuvent assurer que la technologie n’est pas trop jeune et est prête à être utilisée, ce qui est sûr, c’est qu’elle est, aux yeux du public, trop nouvelle pour que tout le monde se sente rassuré. Or, je pense qu’il est fondamental qu’un citoyen se sente rassuré par le système de vote qu’il utilise. Si les machines à voter font encore trop peurs aux gens, il faudra leur proposer l’alternative papier, et petit à petit les rassurer sur les machines.
Merci pour ce cours sur l’excursion de fréquence et pour les amalgames entre courants porteurs, sécurité réseau, failles de sécurité d’un ordinateur. je me sens plus léger.
Sérieusement, par deux fois vous émettez votre doute sur la possibilité de la présence d’une carte réseau CPL. Et c’est justement l’objet du post auquel vous répondez.
La théorie du contrôle d’une machine de vote par courant porteur est tout à fait envisageable, et envisagée. Rien de plus simple en effet qu’un filtre à l’entrée de la carte d’alim pour récupérer la porteuse réseau. Un optocoupleur pour éviter d’endommager l’électronique. Un simple comparateur de fréquence ou un Convertisseur A/N (analogique/digital), une entrée dédiée sur le CPU, et le tour est joué. On peut imaginer plus complexe, bien entendu, mais pour quoi faire ? La solution radio évoquée plus haut dans ce fil peut tout aussi bien fonctionner mais avec une garantie de résultat plus aléatoire (à moins d’envisager un chek sum aussi par onde radio ce qui nécessiterait un émetteur dans la machine de vote et une antenne, un peu trop compliqué) alors que la solution réseau est parfaite car les paquets transmis et les instructions vers la machine seront "accusé de réception" par le même réseau.
Avec un tel procédé, inutile d’ouvrir la machine, changer l’epprom ou autre composant (mission impossible, c’est fini !) qui me semble risqué et fastidieux. Opérations à renouveller à chaque élection, et sur chaque machine !!
Je n’ai pas de connaissance en courant fort mais il ne me semble pas impossible d’"arroser" une ville avec un seul pilote réseau. Que des avantages.
Que mes détracteurs éventuels m’expliquent pourquoi les mairies ne sont pas équipées d’un filtre HF sur le secteur EDF. Ce qui empêcherait toutes transmission par CPL et me clouerait le bec par la même occase.
Je suis enchanté de voir apparaître des articles à ce sujet. Les électeurs du Havre (76) ont déjà été contraints d’utiliser ces appareils lors du référendum sur la constitution européenne. A l’époque, j’avais envoyé un courrier électronique à la mairie pour leur exposer en détails toutes les possibilités de fraude qui, de façon évidente, m’étaient venues à l’esprit (et encore à l’époque n’avais-je pas imaginé qu’on puisse espionner les votes à distance en captant les émissions radioélectriques de la machine !) Eh bien, j’attends encore une réponse de notre bon maire à ce sujet... !
Je ne serais pas autrement étonné que les scores du PC remontent si ce genre de machine se généralise. Car j’ai toujours pensé que son déclin devait au moins autant à l’arrivée des urnes transparentes qu’à la chute du Mur de Berlin.
Bonjour à tous,
Depuis plusieurs années, je participe au bureau de vote de mon quartier suite à un appel lancé par la commune. En me renseignant, j’ai appris que faute de citoyens volontaires et dans la plupart des communes, les bureaux de vote étaient tenus par des fonctionnaires municipaux rémunérés et j’ai trouvé cela très dangereux. Vous pouvez consacrer quelques heures de vos précieux dimanches en remplissant cette fonction de contrôle : prenez-contact avec l’Etat-civil de votre commune et demandez à être volontaire, c’est votre droit.
Je signe cette pétition pour deux raisons : l’informatique ne présente aucune fiabilité et je pense qu’il faut garder sa convivialité à ce lieu de rencontre qu’est le bureau de vote (on a déjà perdu nos bistrots dans les campagnes...).
J’ai entendu parler de cette polémique. Ayant un peu fait de technique ( informatique, électrique, sur automate pour un post plus haut ) dans ma vie, évidement il est toujours possible d’imaginer des espions, des tentatives de fraudes,etc... Mais c’est quand même difficile avec des moyens de protection relativement simples écoutes radio ? : blindage électrique ouverture et modification de la machine : scéllés ( comme les urnes actuelles ; ni plus ni moins ) ecoute ou transmission sur le réseau électrique ( alimentation par batterie + onduleur )
avec ces systèmes simples la fraude devient vraiment compliquée, je rappelle qu’a leur actuelle elle existe avec les urnes !!
donc avant de partir dans des trucs de james bond, posez vous la vraie question : en cas de panne ou de doute, comment fais je pour recompter avec certitude les votes, puisque informations électroniques, quelle qu’elle soient, veut dire potentiellement volatile et éventuellement totalement perdues ( et un bureau sans vote = refaire l’élection ) Le vrai risque est plutôt la ; qu’a imaginer que big brother is watching you...
Personnellement, je trouve que le débat sur la sécurité des machines est totalement hors de propos.
Ne vous méprenez pas : je suis totalement contre le vote électronique, c’est un grave danger pour notre pays, bush a volé l’election en 2004 grace a cela, et vos discussions sur la sécurité des machines sont tout a fait cohérentes
mon point de vue est juste que digresser sur la sécurité des machines est une perte de temps pour la raison suivante :
le peuple n’a absolument pas été consulté pour la mise en place de ces machines, le choix des fabricants, le choix des logiciels, etc. Sans la moindre concertation, et en toute opacité, on nous impose ce systeme.
Qui a ici l’audace ou la naiveté de croire, que si on nous impose ce choix, nous aurons notre mot a dire sur le fonctionnement des machines ? AUCUNE CHANCE
Ce choix a été fait non seulement de manière anti-démocratique, mais aussi dans un BUT anti-démocratique. La rapidité du dépouillement, les économies de papier, ne sont que des PRETEXTES. Le réel objectif n’est pas de gagner quelques centimes (et encore... si c’est vrai... vu le prix de ces machines) sur une élection tous les 5 ans, mais de nous imposer ce systeme afin de nous soustraire encore un peu plus notre liberté de choix (cas effectif de manipulation) ou tout simplement la sécurité de ce choix (risque de manipulation). Ceux qui ont pris cette décision d’installer des machines savent parfaitement ce qu’ils font. Ils ont décidé de vous TROMPER avec ces machines, et il serait donc totalement illogique de leur part de vous laisser améliorer la sécurité de leurs magouilles.
Ceux qui pensent qu’il ne faut pas être parano, pas s’inquiéter, et FAIRE CONFIANCE à ces systemes, sont au mieux, des gens angéliques et inconscients, au pire, des partisans du ministre qui nous impose ces machines, ou des gens qui n’ont pas une haute estime de l’honneteté du processus électoral. Certains citoyens semblent meme ignorer ou nier que d’autres citoyens de notre pays contestent ouvertement le principe meme de démocratie. Pour certains le peuple est trop ignorant pour décider lui meme de ses choix.
Le systeme de vote ne doit PAS être basé sur la confiance car celle ci n’est JAMAIS garantie, et JAMAIS partagée universellement. Il doit s’appuyer sur la transparence et le controle par les citoyens car eux seuls peuvent garantir l’honneteté du scrutin. Celui qui n’a pas confiance en la machine n’aura d’autre choix que de la fermer ! Celui qui n’aura pas confiance en l’urne classique pourra, au contraire, vérifier par lui-même que les votes sont bien comptabilisés.
Accepter de discuter de machines plus fiables, c’est DE FACTO accepter le principe d’avoir ces machines. Quant à ceux qui pensent qu’il faudrait refaire une élection en cas d’erreur manifeste de la machine, ils sont totalement a côté de la plaque.
Le systeme de vote ne doit PAS être basé sur la confiance car celle ci n’est JAMAIS garantie
Alors vous le basez sur quoi ?
Quand je mets mon bulletin dans l’enveloppe et l’enveloppe dans l’urne, je fais confiance à ce qui est écrit sur le bulletin à un intant t, ce qui est puéril, des technologies permettent facilement de le faire muter sans que personne ne s’en apercoive, ainsi qu’à toute la chaîne qui suivra (lors du dépouillement). Ce n’est pas parce que je peux y assister que cela rend le processus plus lisible (sinon les magiciens seraient tous au chomage).
Par exemple, quand vous dites vérifier par lui-même que les votes sont bien comptabilisés qu’est ce qui vous garantie que le votant n’a pas voté deux fois sous deux identités différentes dans deux localités ? Qu’il est qui il prétend ? etc.
Je suis entièrement d’accord avec vous sur tous les autres points, en particulier sur le but anti-démocratique du déploiement des machines à voter.
Si le seul argument est l’économie de papier, alors je pense que c’est tout simplement un faux argument. En effet, un autocollant sur votre boîte aux lettres pour signifier que vous refusez la publicité sauvera plus d’arbres en une semaine que tout les papiers de vote que vous pourrez utiliser pendant votre vie entière... Ecologiquement parlant, l’utilisation d’ordinateurs en plastique, qui contiennent des composants électroniques polluants et consomment de l’électricité ne sont pas vraiment bien placés pour remplacer "avantageusement" les petits bouts de papiers couleur pastel.
Comme d’habitude, appliquer le principe de précaution semble du bon sens mais comme d’habitude... on décide pour nous.
Cette polemique n’est que l’oeuvre de gens peu sûrs d’eux et de leurs convictions.
Et si les électeurs étaient influencés par des médiums cachés près des centres de vote !!!
Et si ma tante !...
« Cette polémique n’est que l’oeuvre de gens peu sûr d’eux et de leurs convictions.
Et si les électeurs étaient influencés par des médiums cachés près des centres de vote !!!
Et si ma tante !... »
Et si les abrutis mous préservait de leur réflexions bêlantes.....
Donluis
le 1er tour des elections a lieu dans 24 jours. Plus d’un million de personnes vont voter avec ces machines... C’est largement suffisant pour creuser l’écart entre deux candidats : rappelez-vous, les scores de Le Pen et Jospin étaient très proches en 2002, environ 150 000 voix (de mémoire)
Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Signer une pétition OK, mais les machines ne seront pas retirées tout de suite. Franchement, j’ai appris hier soir que mon bureau de vote est équipé d’une telle machine, sous prétexte de "progrès" et de "modernité".. Je suis écoeuré
Je n’aurai pas de bulletin de vote, je ne pourrais pas assister au dépouillement... Je ne suis donc plus en démocratie.
« BRAVO » Près de 4000 signatures aujourd’hui, je suis fier d’avoir participé avec mes petits moyens a quelques unes de ces signature, peu être moins d’une cinquantaine, mais si tout le monde envoyais a l’ensemble de ses contact un courriel avec le lien de la pétition, nous arriverions vite a dépasser les 100 000 signatures, j’en suis persuadé, “ALORS TOUS A VOS CLAVIERS”
Donluis
« 40 000 - attention aux zéros :-) »
je dit 4000 pour ce seul jour 4 avril 2007
Donluis
perso je ne vote pas donc il est dur pour moi d’argumenter, ca peut en etonner certain mais pour une foi je me sens tres concerné et je trouve ca hallucinant d’apprendre ca a moins d’un mois des éléctions. finalement c’est une bonne chose et jespere que cette enormité va ouvrir les yeux de tout ceux qui croient encore a ce systeme defectueux depuis tres longtemps.....
batt
ENCORE plus de signature et nous serons a 100 000
Il le faut avant le 22 Avril ( il reste 16 jours ) pouvoir déposer 100 000 signatures pour être pris au sérieux par les politiques qui n’ont pas l’air de prendre la mesure du danger de ces machines
Don Luis
Je ne pense pas que renoncer à voter produise un effet... de plus, ce n’est pas en renoncant à la democratie qu’on la fera progresser . Ces machines sont dangereuses pour la démocratie, mais si j’ai bien suivi, elle sont aussi dangereuses pour notre porte-feuille !
J’ai vu un reportage sur France2 au JT de 20h, ils parlaient du Cas Irlandais. Les Irlandais ont achetés pour 300 Millions d’euros de machines à voter, cela signifie qu’il faut depenser au moins 3 fois plus pour la france soit plus de 1 milliard d’euros juste pour voter ??
Doit on rechercher quelques copinages politiques avec la société importatrice des machines pour expliquer une telle depense publique pour si peu d’avantages et tant de danger ???
Je n’aurai pas de bulletin de vote, je ne pourrais pas assister au dépouillement... Je ne suis donc plus en démocratie.
Et s’il n’y avait que cela... :-(((
La dégradation est insidieuse, mais continue depuis 25 ans...
Mais ce n’est pas le lieu d’en parler.
Bonjour, ni informaticienne, ni élue (mais plus intéressée par le côté humain du débat, soulevé aussi par un lecteur Maire de commune, qui a témoigné d’une certaine convivialité positive au moment d’élections / personnes se rencontrant, se parlant, prenant le temps de se saluer, etc...)
J’ai essayé d’observer la machine achetée par l’Informaticien pour faire ses tests techniques, mais je ne vois sur celle-ci aucun grossissement de caractère pour les basses visions, ni de braille sous chaque touche ??? La position et la distance des touches de validation, situées en haut du système de plateau de vote me paraît bien éloignée pour une personne en fauteuil roulant ???
Ciel,... ces procédés que l’on dits démocratiques, qui semblent faits pour afficher nos progrés de modernités en informatique... ne seraient donc pas encore initialement traités dans le Cahier des Charges comme vraiment "accessibles" ????
S’agirait-il donc plus d’un recul de l’humanité, alors que les Lois ont pourtant désormais "écrit" voire "décrites" les nécessités des Adapations dues aux Citoyens pour compenser leurs divers handicaps, existants et recencés dans nos sociétés humaines ?
Si ces adaptations physiques et matérielles n’ont pas été prévues par les Concepteurs, on va donc encore une fois aussi y voir appliquer des surcoûts de prix exhorbitants pour les machines "supplémentaires", et spéciales (donc discriminantes) qui seront "adaptées handicaps" ???
Stop ! je désire faire comme les personnes âgées, je partirais de chez moi avec mon vote bien préparé dans ma poche, tranquillement depuis chez moi... enfin, si on ne m’a pas fait la blague d’installer un ordinateur moderne dans mon bureau d’élection local !!! Je veux bien que mon bureau de vote ressemble à une brocante avec une urne classique (tant pis pour l’informatique), si j’y vois des aménagements récents permettant à-tout-le monde d’assumer sa citoyenneté (une personne présente parlant la LSF signalée par son badge, des fiches braille permettant d’identifier les tas de bulletins noirs bien alignés, écrits en écriture grossis, une bande de guidage menant vers l’urne, des bulletins présentés sur une table basse à hauteur de fauteuils roulants, car dehors, miracle, les escaliers des Bureaux auraient été rendus pratiques par une rampe d’accès douce avec rampe, tant pis si c’est avec de vieilles planches en bois bien bricolées, dans 5 ans, on aurait modernisé tout cela, non ? Hé ! si à toutes les élections, nous montrions que même avec peu de moyens, nous nous efforçons de rendre les lieux vraiment démocratiques ?
Une Quidam.
Cette idée a déjà été mise en place... et fraudée
regarder l’excellent documentaire hacking democracy (en français). Regarder les 2 parties : 1h22 en tout, mais ça vaut le coup.
http://leweb2zero.tv/video/shakti_73460137f59613d
Attention le chiffre de 5 millions d’électeurs (rajouté sur un écran avant le film) est faux.
Pourquoi vouloir toujours mettre des machines partout ?
On n’est quand même pas à une journée près pour savoir qui va gouverner pendant 5 ans ! Il faudrait peut-être y réfléchir, non ? C’est sûr, dans l’entreprise qui fabrique ces machines et dans celle qui les vend on doit être content ... mais question fraude, on est mal barré !
Au fait, ça prend l’eau ces petites bêtes ???
Voir le "Règlement technique fixant les conditions d’agrément des machines à voter" :
« Exigence 82 :
Le fonctionnement de la machine à voter ne doit pas être altéré par l’écoulement de liquides sur la machine.
But :
L’épreuve ne porte que sur l’équipement utilisé par l’électeur pour exprimer son vote. Elle a pour but de démontrer qu’un écoulement de liquides sur l’équipement n’altère pas son fonctionnement.
Mode opératoire :
Placer cet équipement, en configuration de fonctionnement, sous un dispositif laissant écouler des gouttes d’eau (séquence de 30 gouttes à la minute durant 2 heures). A l’issue de l’épreuve, la machine à voter doit satisfaire aux essais de bon fonctionnement. »
Le principal problème avec le vote électronique, ce n’est pas son manque de fiabilité, c’est son opacité.
Pour être démocratique, une procédure de vote doit avoir au moins 5 propriétés : transparence, anonymat, unicité, sincérité, confidentialité.
Il suffit de regarder l’affaire clear stream . http://fr.wikipedia.org/wiki/Clearstream Vous allez me dire : tu sais, il n’y as pas de preuves...justement, c’est ca ce qui me gène, cela peut etre vrai et démenti, faux pour faire du tord...
Il suffit de regarder les magouilles/pots de vin récentes de vivendi/universal (entre autre)Un certain nombre de personnes sont au courant grace a internet ; les autres ne sont meme pas au courant (et des fois se moquent que le systeme soit courbé vis a vis de certaines personnes. Et aux usa, ils ont refusés cet accord... ca donne a réfléchir
Il est vrai que la fraude à toujours existée, mais cette méthode permettrait une fraude a grande echelle sans que l’on puisse verifier// encore plus facile.
enfin, je ne rentre pas dans les détails, sinon je n’en finirait pas (malheureusement
Je suis assez partagée sur cette question, car en effet, je trouve les machines à voter dangereuses si non sécurisées mais je trouve les arguments contre insuffisants. Je pense que l’on pourrait sécuriser les machines pour être sûr du résultat (faire vérifier les machines par des experts de chaque parti me semble suffisant, bien que la procédure risque d’être lourde s’il y a beaucoup de machines..). Par ailleurs, je ne crois pas que la sécurité soit à son maximum dans le processus papier : plusieurs niveaux de vérification et de calcul passent par l’homme et sont donc soumis à erreurs, voire fraude.
Je ne crois pas qu’il faille prendre les personnes âgées et les handicapés pour des personnes incapables d’appuyer sur un bouton et de valider. Je connais beaucoup de personnes retraitées qui n’ont pas peur d’Internet et des nouvelles technologies, et les handicapés sont également capables d’appuyer sur un bouton. Donc ces arguments me semblent insuffisants.
Je ne pense pas qu’avoir des machines déshumanise le vote, il est toujours possible de rencontrer des connaissances et de discuter dans un bureau de vote, même si la forme du vote est « différente ».
Quant au processus de dépouillement, il doit nécessairement être contrôlé par des représentants de tous partis, comme pour le dépouillement papier.
Je pense que je me prononcerai dimanche prochain puisque ma ville a mis en place cette fameuse machine. Je ne sais pas trop comment ça va se passer, mais je pense qu’il risque de me manquer le « A voté », et effectivement le côté dématérialisé me semble insatisfaisant, j’aimerais repartir avec un papier m’assurant que j’ai voté (comme cela a été suggéré, avoir une sorte de reçu ...)
Il existe une solution trés simple, l’intérêt du vote électronique est à priori dans la vitesse de traitement à postériori des votes, il suffit donc d’imprimer pour chaque votant le nom de la personne pour qui il a voté sur un ticket sans autre info.On l’oblige à déposer ce ticket dans une vraie urne avec une enveloppe,à l’ancienne en partie.En fait le votant sert alors de prévention, il vérifie qu’il a voté pour un tel en lisant et déposant son ticket. On conserve donc l’interêt du dépouillage rapide et l’assurance du papier mais en imprimant douze fois moins de tickets si on a douze candidats car seul le choix définitif est imprimé.
Autre souci qui semble être passé au travers de vos observations, la machine sort un ticket en fin de journée récapitulant les votes dans l’ordre et là c’est assez grave, car imaginez que l’on conserve le ticket, et que demain pour simplifier les choses on vous dise venez avec votre carte d’électeur sur laquelle un joli code barre est posé, recouper votre arrivée et votre vote est alors un jeu d’enfant, on sait qui a voté pour qui. La seule parade serait alors que le "ticket de caisse" récapitulatif imprime dans le désordre, mais qui peut assurer que la liste ordonnée n’est pas conservée.
il y a déjà eu des bombes logiques dans d’autres élections (petits programmes discrets insérés dans le programme principal afin de leur faire faire de petites actions.
ce qu’il faudrait faire, c’est pouvoir vérifier les lignes de codes du fabriquant, réaliser une autorité de certification, signer et crypter tous les programmes et codes de la machine à un haut niveau de cryptage. (un peu comme le système hdmi et les DRMs).
En plus des étiquettes concevoir à l’intérieur de la machine un système d’alarme anti-intrusion avec explosion de peinture fluo et indélébile si le système est ouvert.
Bien sûr, ledit système anti-intrusion peut être désamorcé, mais au-delà d’un certain temps (7 minutes par exemple). Enfermer la machine dans un isoloir équipé d’un sas (carte d’électeur avec puce ou rfid ?) qui sonne l’alarme qd le votant dépasse les 5 minutes de temps, ouvre automatiquement le sas et compte le vote comme nul.
Le sas ou la machine devrait pouvoir être aussi une cage de faraday pour isoler toute diffusion électromagnétique (le système tempest ne date pas d’hier).
Et contrôler l’identité des dépanneurs à l’aide d’un système crypté relié à un "bunker" ou se trouvent 3 superviseurs qui seraient chargés de vérifier l’authenticité des dépanneurs par plusieurs points biométriques.
les superviseurs et les dépanneurs devraient être tirés au sort au moment du besoin afin d’éviter toute pression extérieure sur la famille par exemple.
Là, le système commencerait à être sécurisé.
Sauf si des personnes dans l’entourage de l’état pourraient pirater toute le système pour leur propre compte...
Faudrait peut etre arréter d’etre parano ! vivez avec votre temps et arrétez de vous plaindre le temps des dinosores est révolu !
je n’ai pas lu tous les posts, mais il me semble que le vote electronique reste anonyme. il me semble que c’est l’essentiel moi je suis pour l’automatisation du comptage des buletins, qui est beaucoup plus fiable que le dépouillement manuel des urnes.
Essayer de peser le pour et le contre avant de tout de suite vous opposer aux nouveautés. on voit tout de suite la mentalité des francais dans ce genre de forum, prets à manifester dès que quelqu’un essaie de changer quelque chose.
A bon entendeur....
Hello,
encore une belle polémique lancée par un as de la publicité par informatique ! Je ne serais pas surpris de voir la société de ce bon Rob, rachetée par un groupe de Securité informatique à prix d’or et oups, fin de la polémique... Ce n’est pas serieux.
les temps changent : avant c’etait les vieux qui n’y comprenais rien qui avait peur du changement, maintenant c’est les les jeunes à a pointe de la technique. tu m’expliques
Benoit
PARANOIA !.. °_°
Ah, la peur des technologies, la peur du changement, la peur d’avancer... Qui peut prétendre maîtriser la « chaîne du vote » ? Qui peut le prétendre avec autant de certitude qu’il en fait preuve dans certains commentaires dirigés à l’encontre de la machine ? « AYEZ CRAINTE ! » C’est d’autant plus ridicule quand cela vient de personnes qui ne comprennent pas la moitié de ce qui y est dévoilé... Qui se croît à l’abri des « fraudes-papier » ? Qui, sans intervention de « la machine » - « PRENEZ GARDE ! », se croit à l’abri de l’hypocrisie, de la triche, de la magouille ? Ces vidéos nous sont présentées par des gens dont le métier est de fabriquer ces machines. On nous exposerait une vidéo montrant du doigt l’éventuelle possibilité de fraudes moins « virtuelles » que ça ne ferait pas un tel tollé...
Non, ce n’est pas un recul démocratique ! La fraude est ici, là, partout, quelqu’en soit le vecteur : un machine, un papier, une bouche, une oreille, une poignée de main...
Comme il l’a déjà été précisé plus haut, le principe du vote est que tout à chacun à la possiblité d’assister au dépouillement et de s’assurer de ses propres yeux que les buletins ne sont pas frauduleux. ( si tant est que l’urne n’a pas été bourrée je vous l’accord, mais au moins les electeurs ont une vision de ce qui se passe).
Le probleme de ces machines est d’une part qu’elles sont transparente pour le votant alors qu’il est tout de meme en train d’élire celui qui va diriger son pays Et de plus, avec un peu de temps et un tournevis nous avons pu constater qu’elles sont attaquables. Enfin, la confidentialité du vote s’en retrouve altérée puisque nous avons constaté sur le reportage qu’une personne mal intentionnée pouvait si elle le voulait détecter les votes.
Je ne suis pas contre une machine à voter, pourquoi pas, il faut bien vivre avec son temps. Mais j’en veux une fiable.
Il est dit beaucoup plus haut ’c’est ce ministere qui est chargé d’organiser les élections’ ! Effectivement, c’est le ministre de l’intérieur qui organise les élections, mais ce qui n’a jamais été vu auparavant, c’est qu’un ministre de l’intérieur se présente aux élections présidentielles... je trouve ça scandaleux ! Le représentant de l’UMP avait été désigné depuis longtemps, il m’aurait donc semblé plus que normal que N. Sarkozy démissionne de ses fonctions bien avant la date à laquelle il l’a fait, une dizaine de jours avant la campagne officielle...
Pour le vote papier, il faut savoir qu’il est analysé par des personnes physiques, que le nombre de bulletins est toujours recomptable. Pour frauder dans ce système de suffrage, il faut se lever tôt... la seule fraude qui marche est la fraude des ’faux électeurs’, nous l’avons déjà vécu... mais il faut tout de meme une personne physique qui doit se déplacer dans un bureau de vote avec une fausse CI dont la personne ’fausse’ ou ’morte’ soit inscrite sur la liste du bureau de vote en question... pour ce faire, il faut plus que des copains dans l’administration de notre Etat !
Pour le vote électronique, le problème est une question purement informatique... une donnée informatique est modifiable, programmable à souhait sans laisser de traces si l’on veut ! Le problème des machines est qu’on ne pourra pas compter ou recompter les voix, qu’il faudrait soumettre à une commission ’informaticienne’ le controle de la machine, et pour bien faire, de toutes les machines, car, comme l’illustre si bien la vidéo, il suffit d’une puce pour changer le résultat final ! Pire encore, aux Etats-Unis, certaines machines sont à écran tactile et une video illustre comment simplement en positionnant ses mains d’une manière particulière sur l’écran, un résultat pré-enregistré ressort des urnes ! Le vote numérique pourrait être sécurisé, mais nous ne pouvons pas mettre un représentant de chaque parti dans chaque bureau de vote ayant un statut de technicien informatique !
PS : désolé pour tout ce qui a déjà été dit, je n’ai pu tout lire, vu le nombre de réponses PS² : a voir —> Tout sur les élections de 2000 documentaire américain sur les élections présidentielles de 2000