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Ordinateurs-de-Vote.org | Citoyens et informaticiens pour un vote vérifié par l'électeur |
20 décembre 2007
Ce communiqué en format PDF.
Paris, le 20 décembre 2007. Pour Ordinateurs-de-Vote.org, c’est une étape cruciale qui vient d’être franchie après deux années d’un patient travail de veille et d’alerte. Les responsables du mouvement saluent la conscience éthique de la communauté scientifique nationale qui vient de se prononcer sans ambiguité à travers l’ASTI (Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information) contre toute utilisation prématurée de systèmes de vote électronique.
Pour le président d’Ordinateurs-de-Vote.org,
Pierre
Muller : « Cette motion va bien au-delà de celle
de
l’ACM[1] qui remonte à 2004. Dans la courte histoire des
ordinateurs de
vote, c’est lointain. A l’époque, l’ajout d’une "trace
papier" semblait
apporter des solutions qui se sont, depuis,
révélées inopérantes.
»
Pierre Muller précise également que «
cette
motion ne peut
être mise au compte d’une frilosité
franco-française : nos
scientifiques font en effet partie du peloton de
tête des pays dans le domaine de la cryptographie et de la
sécurité. »
La récente position de l’ASTI devrait
utilement éclairer le ministère de
l’intérieur dans la décision
délicate qu’il doit
prendre
suite aux travaux de son groupe de travail interne sur les machines
à
voter.
L’ASTI
(Fédération
des
Associations Françaises des Sciences et des Technologies de
l’Information) a adopté le 13 décembre 2007 la
motion suivante :
« La Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information appelle à ne pas recourir au vote électronique anonyme au nom du principe de précaution.
L’ASTI est convaincue que les sciences et technologies de l’information peuvent contribuer positivement au développement de la démocratie. Elle tient cependant à alerter les pouvoirs publics sur l’impossibilité, en l’état actuel de la technologie, de réaliser un vote anonyme contrôlable directement par les électeurs et en conformité avec les dispositions de la Constitution et du Code électoral. Des recherches se développent mais n’ont pas encore abouti à des systèmes permettant l’exercice d’un contrôle démocratique indiscutable.
Dans l’attente de ces avancées scientifiques et technologiques, l’ASTI recommande que de telles recherches soient poursuivies et que pouvoirs publics, partis politiques et société civile ne recourent en aucune manière au vote électronique anonyme, y compris au moyen de machines à voter. »
Complément du 21 décembre :
La motion adoptée par l’ASTI est publiée sur les sites de l’EPI et du CREIS, deux des associations formant la fédération d’assocations qu’est l’ASTI (Fédération des Associations Françaises des Sciences et des Technologies de l’Information).
Complément du lundi 11 février : la motion est publiée sur le site de l’ASTI.
Pierre Muller, Président Ordinateurs-de-Vote.org, 06 63 72 63 56 - presse AT ordinateurs-de-vote.org